Université Saint-Louis - Bruxelles
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Pôle des sciences philosophiques

 

Les activités de philosophie sont organisées par Bruno Ambroise, Valérie Aucouturier, Sylvaine Gourdain, Quentin Landenne, Martin Mees, Isabelle Ost, Natacha Pfeiffer et Yannick Vanderborght.

 

Prochaines activités

31 janvier 2023 - Local P61 - 9h30-17h00

Partager la Terre : quelle écologie politique pour un monde commun ?

Journée d'étude interdisciplinaire

 

Depuis au moins une vingtaine d’années, la montée en puissance, tant dans la recherche universitaire que dans les discours publics, du lexique du « commun » – sous forme d’épithète ou de substantif, au singulier ou au pluriel – est le signe d’un enjeu à la fois politique et intellectuel qui se pose à notre époque. Au moment où il est devenu incontournable de placer les questions relatives au dérèglement climatique et aux crises écologiques véritablement au centre des décisions politiques et des transitions collectives, toute une série de notions et de logiques issues de la pensée politique et économique moderne – de l’extractivisme à l’impératif de croissance, en passant par le productivisme, l’individualisme possessif et la propriété privée elle-même – sont identifiées par d’aucuns comme autant d’obstacles épistémologiques et idéologiques, nous empêchant de nous mettre à la hauteur des défis écologiques au sens large. Le renouvellement de l’approche en termes de « commun(s) », au contraire, serait l’indice d’une attention portée à une dimension irréductible à ces logiques propres à l’économie capitaliste, de la part de mouvements de pensée et d’action qui défendent des perspectives alternatives.

Avec le commun, c’est une autre figure qui a fait son apparition dans les discours politiques actuels, celle de la Terre, parfois convoquée par son nom propre, Gaïa, dont les multiples exploitations (minières, agraires, forestières, foncières, industrielles, sans parler des énergies fossiles) mettent directement en péril les conditions de son habitabilité, qui sont en même temps celles de notre survie commune. Au-delà du slogan médiatique de la convergence des luttes et du constat que l’exploitation du travail, des ressources naturelles et des peuples colonisés forment différents aspects d’une même réalité globale, il convient alors d’identifier les principes susceptibles de réunir les visions particulières du commun, lesquels permettraient de rendre possible et opérante une écologie politique apte à répondre au double défi de partager durablement la terre tout en construisant un monde réellement commun.

 

Parmi les différentes tentatives pour répondre à cette injonction, la proposition philosophique et politique de notre premier intervenant lors de cette journée d’études, Paul Guillibert, est celle d’un « éco-communisme » ou d’un « communisme du vivant ». Dans son ouvrage Terre et capital (2022), Guillibert pose que l’écologie politique « ne pourra réussir sa tâche qu’à condition d’assumer l’horizon du communisme : le libre épanouissement des individus par l’abolition des conditions matérielles de la souffrance, à commencer par l’exploitation du travail ». Selon lui, dans une telle entreprise, « il ne s’agit pas seulement de repenser la crise écologique à partir du capitalisme, mais aussi de repenser le capitalisme à partir de l’histoire de ses modes de relations à la nature ». Parce que le capitalisme n’est pas seulement un mode de production, mais une « écologie-monde » qui dépossède les vivants – humains et non-humains – de leur capacité de reproduction, un éco-communisme doit faire appel à une nouvelle classe écologiste, un « prolétariat des vivants », qui articule l’objectif d’émancipation à l’égard du travail aliénant et l’attachement écologiste à la terre. Une telle proposition entre d’ailleurs à la fois en écho et en tension avec les spéculations portées par Bruno Latour, qui en appelait, lors de ses derniers entretiens, à l’émergence d’une nouvelle classe écologique ou « géo-sociale », prise non pas au sens marxien, mais comme alliance culturelle et front de luttes des terriens identifiant ensemble les limites du progrès et les conditions communes de l’habitabilité de la Terre.

Par contraste, des pensées radicalement divergentes du commun se sont développées récemment, comme en témoigne notamment Catherine Colliot-Thélène dans son ultime ouvrage, Le commun de la liberté (2022). Celle-ci a cherché à réhabiliter certains concepts normatifs fondamentaux d’un libéralisme politique qui serait découplé d’une vision capitaliste de l’économie, posant la notion de droit subjectif comme une matrice intellectuelle toujours féconde pour penser les conditions politiques de réalisation des exigences de la solidarité. Elle démontre également en quoi la propriété est un mode d’accès au commun, rappelant d’ailleurs que, chez Kant, la possession commune de la terre, comme droit inné de l’humain, est le sous-bassement non seulement de sa théorie de la propriété privée, mais aussi de son cosmopolitisme juridique et du devoir inconditionnel d’hospitalité.

 

Notre journée d’études aura pour but de faire discuter des chercheurs et chercheuses en philosophie avec des chercheurs et chercheuses issus d’autres sciences humaines (droit, économie, sciences politiques, sociologie, histoire, littérature, etc.). Chacun s’interrogera sur la manière dont les diverses approches du commun, des communs et du monde commun affectent sa discipline et déstabilisent ou renouvellent les paradigmes dominants de celle-ci. On réfléchira ainsi sur la façon dont l’écologie politique peut y trouver des ressources empiriques et théoriques et sur les sens que peut prendre, depuis ses perspectives disciplinaires, cette tâche éminemment ambivalente : partager la terre.

 

Format des interventions : exposés de 20 à 25 minutes, suivis d’un temps de discussion.

 

 

 

15 mars 2023 - Local P61 - 9h30-17h00

Philosophie et migrations : hospitalité, citoyenneté, frontières / Philosophy and Migration: Hospitality, Citizenship, Borders

Journée d’étude philosophique et interdisciplinaire

 

* English version below

La guerre qui fait rage en Ukraine nous oblige, une fois encore, à repenser les impasses et incohérences de nos politiques migratoires. L’organisation de dispositifs exceptionnels pour faire face à l’afflux de réfugiés depuis l’invasion russe n’a pas seulement mis sous pression des structures d’accueil déjà exsangues. Elle a surtout été accompagnée de critiques virulentes quant au traitement potentiellement inéquitable des exilés. Car, à la réflexion, pourquoi le demandeur d’asile afghan ou salvadorien aurait-il moins de droits que celui qui a fui Kiev ? Et comment justifier la distinction opérée entre celui qui fuit la guerre et celui qui tente d’échapper à la misère ou à d’autres formes d’oppression ?

 

L’idée qu’un État puisse contrôler l’entrée et l’établissement des personnes sur son territoire fait l’objet d’un large consensus en théorie politique comme en droit international. De celle-ci découle l’idée, non moins consensuelle, qu’un État doit également être en mesure de réguler l’accès à la nationalité et à la citoyenneté. Pourtant, l’exercice de ces prérogatives est à la source d’indéniables injustices, dont les crises récentes offrent de tragiques illustrations.

 

Alors que les sciences sociales et juridiques se saisissent pleinement de ces questions, en ce compris dans l’espace public, qu’en est-il de la philosophie ? Dans un temps pas si lointain encore, Michel Foucault avait proposé de revoir le concept de gouvernementalité ainsi que les relations entre pouvoir, subjectivité et construction de l’espace, montrant à quel point le pouvoir implique et nécessite les forces de résistance qui s’y opposent mais le constituent à la fois. Quant à Deleuze et Guattari, valorisant l’espace nomade et « lisse », le rhizome et la ligne de fuite, ils ont montré que toute constitution d’une territorialité – tout mouvement de « territorialisation » – implique toujours un mouvement contraire de « déterritorialisation ».  Ainsi le monde serait fait de multiplicités et de « mille plateaux » en tension, et la carte de ses frontières n’est jamais close, figée ou définitive, mais en devenir permanent. Les travaux qui se sont développés et renouvelés ces dernières années, sous l’effet de l’actualité brûlante, et souvent dramatique, de la question migratoire, mobilisent – dans certains cas du moins – ce type de réflexion et de conceptualité, tout en s’orientant vers le champ de la philosophie politique et en veillant à ancrer la réflexion dans les problèmes concrets que posent les défis des migrations aujourd’hui.   

 

Cette journée d’étude visera à apporter des éléments de réflexion sur ces enjeux, en proposant un regard résolument philosophique sur la question migratoire (les références proposées ci-dessus n’étant bien entendu nullement exclusives ni a fortiori indispensables). Il s’agira notamment d’explorer (et peut-être de redéfinir) certains concepts incontournables : hospitalité, citoyenneté, frontières, mais aussi exilé, migrant, étranger, territoire, asile, mouvement, liberté,… Il s’agira également de réfléchir, avec les outils de la philosophie, aux dilemmes auxquels sont confrontés les décideurs en la matière. Il s’agira enfin, de façon plus prospective, de discuter d’autres modèles de représentation de la migration, éventuellement susceptibles d’infléchir nos politiques migratoires.

 

Cette journée d’étude sera bilingue (anglais / français). Les conférences comme les débats pourront se tenir dans les deux langues.  

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The war that is raging in Ukraine forces us, once again, to rethink the dead ends and inconsistencies of our migration policies. The exceptional measures taken to deal with the flood of refugees since the Russian invasion did not only increase the pressure on already stretched hospitality structures. Above all, they have generated fierce criticism of the potentially unfair treatment of the refugees. For, upon reflection, why should the Afghan or Salvadoran asylum seeker have fewer rights than the one who fled Kiev? And how could the difference between those fleeing war and those trying to escape poverty or other forms of oppression be justified?

 

The idea that a state can control the arrival and settlement of people on its territory is widely accepted in political theory and international law. From this follows the no less consensual idea that a state should also be able to regulate access to nationality and citizenship. Yet the exercise of these prerogatives is the source of obvious injustices, of which recent crises offer tragic illustrations.

 

While the social and law sciences are now fully engaged with these issues, even in the public sphere, what about philosophy? Not so long ago, Michel Foucault offered to reconsider the concept of governmentality and the relationships between power, subjectivity and the construction of space, revealing the extent to which power implies and requires the forces of resistance that both challenge and constitute it. For their part, Deleuze and Guattari, who emphasised the nomadic and 'smooth' space, the rhizome and the vanishing line, showed that any constitution of territoriality – any movement of 'territorialisation' – always implies an opposite movement of 'deterritorialisation'.  Thus, the world would be made up of multiplicities and of a 'thousand plateaus' in tension, and the map of its borders would never be closed, fixed or definitive, but would be in constant evolution. The work that has been developed and renewed in recent years, as a result of the burning and often dramatic news of the migration issue, mobilises – in some cases at least – this kind of thinking and conceptualisation, while turning towards the field of political philosophy and seeking to anchor the reflection in the concrete problems posed by the challenges of migration today.

 

The aim of this workshop is to provide elements for reflection on these issues, while taking a resolutely philosophical approach to the question of migration (the aforementioned references are obviously by no means exclusive, nor are they indispensable). The aim will be to explore (and perhaps redefine) certain key concepts: hospitality, citizenship, borders, but also exile, migrant, foreigner, territory, asylum, movement, freedom, etc. We will also consider, with the tools of philosophy, the dilemmas facing decision-makers in this area. Finally, in a more prospective way, the aim is to discuss other models of representation of migration, which could possibly influence our migration policies.

 

This workshop will be bilingual (English / French). The conferences and debates will be held in both languages.

 

 

30 et 31 mai 2023 - Local P61 - 9h30-17h

Relations et vulnérabilité

Chaire de philosophie de Philippe Sabot (Université de Lille) 

 

Philippe Sabot est professeur de philosophie contemporaine et sciences humaines à l’Université de Lille, membre de l’Unité mixte de recherche Savoirs, textes, langage (CNRS-Université de Lille), président du Centre Michel Foucault. Ses recherches se développent autour de trois axes principaux : un axe impliquant l’étude philosophique de textes littéraires ou d’œuvres de fiction ; un axe concernant des études menées sur ou à partir de Foucault et relatives à l’identité, la vérité, le sujet et le pouvoir ; enfin, un axe de recherches mettant au premier plan un questionnement éthique et politique sur la vulnérabilité (envisagée notamment à partir de l’apport d’une clinique médicale et sociale).

Parmi ses publications récentes, on mentionnera : Michel Foucault, Phénoménologie et psychologie (édition critique), Gallimard-Le Seuil, 2021 ; « Vie, violence, pouvoir. Figures et frontières de la biopolitique », dossier de la revue Materiali Foucaultiani (vol. VIII, n°15-16, 2021) ; Discours et politiques de l’identité, à partir de Michel Foucault (P. Sabot, dir.), Presses universitaires du Septentrion, 2022 ; L’Anthropocène, une époque pour les transitions ? Dialogue avec C. Larrère, Presses universitaires du Septentrion, 2022.

 

Argumentaire

Placer la chaire sous le titre « relations et vulnérabilité » signifie deux choses. Tout d’abord, nous faisons l’hypothèse que Foucault lui-même n’a eu de cesse de penser des relations ou à partir des relations (ce qui autorise à qualifier sa démarche de relationaliste). Mais nous souhaitons également prendre appui sur cette thématique des relations et sur ce mode de pensée relationaliste pour explorer à partir de là certaines dimensions d’une problématique contemporaine particulièrement féconde, celle de la vulnérabilité – en tant que cette vulnérabilité affecte des sujets confrontés les uns aux autres, exposés à la violence, à la maladie ou à la mort, ou encore aux prises avec un monde environnant qui apparaît lui-même comme vulnérable. La vulnérabilité enregistre d’une certaine manière que nous sommes en relation les uns avec les autres, que notre identité, notre capacité d’action, la reconnaissance de ce que nous sommes ou prétendons être passent par cette relation (active ou passive, choisie ou subie, intense ou défaillante) avec d’autres ainsi qu’avec des discours, des pratiques, des institutions qui dessinent le champ d’une exposition continue à des instances de limitation de notre pouvoir d’agir et d’être.

Foucault ne s’est pas emparé directement de cette notion de vulnérabilité qui a émergé dans les sciences sociales dans les années 1990. Il ne s’agit donc pas pour nous de relire Foucault à la lumière de questionnements actuels sur la vulnérabilité. Nous souhaitons plutôt montrer comment certains concepts, certains modes de problématisation liés à la conception relationnelle du pouvoir, aux formes de subjectivation qui en découlent ou encore aux considérations sur les résistances à construire et les luttes à mener, peuvent nous éclairer sur les enjeux éthico-politiques d’une pensée des relations et d’une vie en relations, toujours prise dans des relations de pouvoir mais susceptible de les transformer en s’efforçant de modifier sa relation à soi et aux autres dans un monde lui-même en transformation.

 

À partir de ce cadre général, nous proposons d’organiser la chaire autour des axes suivants.

 

Relire Foucault au prisme des « relations ». Il s’agira tout d’abord d’explorer les différentes facettes d’un relationalisme foucaldien, tel qu’il se déploie de la constitution des savoirs à la fabrique des sujets. On mettra en lumière en particulier la façon dont s’impose une réflexion sur la possibilité d’une transformation des relations qui limitent la puissance d’agir du sujet en relations qui constituent des ressources pratiques pour résister à ces limitations.

Se déprendre des identités, inventer des relations autres ? L’un des terrains privilégiés pour penser les dynamiques d’assujettissement-désassujettissement dans les relations semble avoir été pour Foucault (et dans certains prolongements contemporains de sa pensée) la sexualité dans la mesure où à travers elle se joue quelque chose de l’identité du sujet. Nous nous demanderons comment de telles relations traversent les sujets et à quel titre elles constituent à la fois l’élément de leur formation et le ressort de leur transformation possible, dans un jeu avec les normes (en particulier les normes du genre) qui définit la vie relationnelle des sujets et les met aux prises avec la question de la vérité et, parfois aussi, avec une expérience (insurmontable ?) de la vulnérabilité.

Entre les vivants et les morts. L’expérience du deuil représente sans doute, dans l’ordre existentiel, l’épreuve la plus évidente de la vulnérabilité humaine, en ce que la mort d’un proche nous expose à la violence de la perte, à la rupture d’un attachement, à la mise en question du fondement même de notre vie relationnelle. On partira des enseignements d’une clinique du deuil, et du « travail » qu’elle exige sur cette vie relationnelle, pour interroger également l’expérience du deuil sous l’angle des violences, des manipulations, mais aussi plus généralement des contraintes normatives dont elle peut faire l’objet et qui participent au fond d’un (nouvel) art de gouverner les vivants et, sur fond de biopolitique, d’une manière de prescrire/proscrire certaines relations entre les vivants et les morts.

Relations et limites – de l’humain. En élargissant la perspective relationaliste, il s’agira enfin d’appréhender, à partir du registre exploratoire de certaines fictions, les contours d’une humanité aux prises avec ses propres limites, et l’image – anticipée et actuelle à la fois – d’une  humanité menacée de perdre le sens de ces relations qui lient les hommes entre eux mais qui les lient aussi à un monde environnant où s’expose leur insurmontable précarité et où ils semblent désormais confrontés au spectre de leur possible disparition.

 

Activités passées

 

17 novembre 2022 - Local P61 - 18h-20h

Possibilités logiques et possibilités réelles

Conférence par Bruno Leclercq (ULg)

 

Professeur de logique et philosophie du langage à l'Université de Liège, Bruno Leclercq est l'auteur d'Introduction à la philosophie analytique (Bruxelles, De Boeck, 2008), d'Intuition et déduction en mathématiques. Retour au débat sur la « crise des fondements » (Bruxelles, Editions Modulaires Européennes, 2014), de Fondements logiques et phénoménologiques de la rationalité mathématique chez Husserl (Paris, Vrin, 2015) ainsi que de plus de 80 articles dans les domaines de la logique, de la philosophie analytique et de la phénoménologie. 

 

 

6 octobre 2022 - Local P02 - 18h-20h

Qu’est-ce qui nous empêche de penser la paix ?

Conférence inaugurale par Thomas Berns (ULB) précédée d’une allocution d’ouverture de l’année académique`

 

Thomas Berns est professeur de philosophie politique à l’Université Libre de Bruxelles. Spécialiste de la Renaissance et philosophe du politique, du droit et des normes au sens large, il est entre autres l’auteur de Gouverner sans gouverner. Une archéologie politique de la statistique (PUF, 2009) et La guerre des philosophes (PUF, 2019). Ses travaux actuels portent sur les nouvelles formes de normativité.

 

Pour écouter au format audio :  cliquez ici

 

20, 21 et 22 avril 2022

L’esprit de l’université,  laboratoire de la démocratie

 

Chaire de philosophie par Barbara Stiegler - leçons organisées dans le cadre de la Chaire Francqui de l’USL-B

 

Barbara Stiegler est une philosophe française, professeure de philosophie politique à l’Université Bordeaux-Montaigne et membre de l’Institut universitaire de France. Après des recherches consacrées à la philosophie de la vie de Nietzsche, elle a récemment publié « Il faut s’adapter ». Sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 2019), Du cap aux grèves. Récit d'une mobilisation. 17 novembre 2018 - 5 mars 2020 (Verdier, 2020) et De la démocratie en Pandémie. Santé, recherche, éducation (Gallimard, 2021).

 

Leçon inaugurale le 20 avril (18h – Local OM10) : « L'esprit de l'université, laboratoire de la démocratie ».

 

Retransmission :

 

 

- Vers la page dédiée à la Chaire Francqui organisée par l'Université Saint-Louis -Bruxelles.

- Vers le site web de la Fondation Francqui.

 

25 mars 2022

Penser les décolonisations - décolonialiser la pensée

 

Journée d’étude interdisciplinaire

 

Programme complet : cliquez ici

 

La journée d’études aura pour objectifs non seulement de clarifier certaines notions clefs du débat actuel (décolonisation, décolonialisation, colonialité, post-colonial, etc.) mais aussi de mettre en lumière tant leurs forces heuristiques que leurs limites théoriques et les éventuelles dérives dont elles peuvent faire l'objet.

 

Nous aurons le plaisir d’accueillir quatre conférenciers : Ernest-Marie MBONDA, Stéphanie ROZA, Frédéric FRUTEAU DE LACLOS et Soumaya MESTIRI. Les conférences seront suivies d’un temps de débat.

Cette journée est co-organisée par l’ESPR, par le Centre de Recherches en Histoire du Droit, des Institutions et de la Société (CRHiDI), ainsi que par le Centre de Recherche en Science politique (CReSPo) de l’USL-B.

 

Retransmission :

 

1ère partie -  Ernest Mbonda

 

 

2ème partie - Stephanie Roza

 

 

3ème partie - Frédéric Fruteau de Laclos

 

 

4ème partie - Soumaya Mestiri

 

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