Université Saint-Louis - Bruxelles
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SIHDA 2022

 

Ius et Religio, Droit, religions anciennes et

 

christianisme dans l'Antiquité

 

 

 

Université Saint-Louis - Bruxelles | du 13 au 16 septembre 2022

 

La faculté de droit de l’Université Saint-Louis - Bruxelles organise la 75e session de la Société Internationale Fernand De Visscher pour l’Histoire des Droits de l’Antiquité (SIHDA).

 

Fernand De Visscher était un professeur de droit romain belge, un humaniste convaincu de l’importance des échanges scientifiques entre savants et savantes étrangers, auxquels le droit romain – en tant que matrice commune des systèmes juridiques européens – se prête si bien.

Romanistes, historiens  et historiennes du droit du monde entier vont ainsi se réunir à l’occasion de cette session anniversaire autour du thème : « Ius et Religio. Droit, religions anciennes et christianisme dans l’Antiquité ».

 

La crise contemporaine des universalismes, ainsi que la résurgence des fondamentalismes, aussi bien religieux que laïc, nécessitent plus que jamais un regard informé sur la « religion » en ses rapports historiques et institutionnels avec le droit, l’État, et la société.

 

Au fait, de quoi parlons-nous quand nous employons ce mot ? Et quel regard en résulte-t-il sur l’intégration d’un système de droit positif, tant en droit public qu’en droit privé ? Quel recul, enfin, les Romains, qui inventèrent le droit comme une technologie inédite du lien social dans les mondes anciens, tandis qu’ils produisaient une forme civique du culte de leurs dieux, nous procurent-ils à cet égard ?

 

L’événement est organisé avec le soutien du Conseil de Recherche, de la cellule Relations internationales de l’Université Saint-Louis - Bruxelles, du Centre de Recherches en Histoire du Droit, des Institutions et de la Société (CRHiDI), du Centre de droit privé (CePri), de l’École des sciences philosophiques et religieuses (ESPR), ainsi que du Comité voor Rechtsgeschiedenis Koninklijk Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten, de la Maison de l'Histoire Européenne, et du Fonds de la Recherche Scientifique (F.R.S.-FNRS).  

 

 

Thème retenu : Ius et Religio. Droit, religions anciennes et christianisme dans l'Antiquité

 

Cicéron observait déjà que les rites de la religion d’un peuple déterminaient ses institutions sociales et politiques. Quelle conception du lien social peut bien avoir un peuple qui pratique le sacrifice humain ? Quelle notion de la « bonne foi » (fides) ou de la « piété » (pietas) peuvent être les siennes ? (Pro Fonteio 13). Cette question rhétorique du grand philosophe mérite d’être poursuivie et radicalisée : quels rapports y a-t-il, ou pas, entre le culte des dieux des Romains, qui en produisirent une forme d’organisation civique, renonçant en particulier au sacrifice humain d’une manière qu’ils estimaient déterminante de la différence entre la civilisation et la barbarie, et le système du droit dont ils furent les « inventeurs » ? Des évolutions institutionnelles sont-elles observables dès lors que les rites du culte des dieux se transforment ? Que déduire alors de la mutation du sacrifice de substitution des anciens en sacrement opéré par l’Église catholique ? Or celle-ci ne venait pas de nulle part ni ne resta un bloc monolithique au cours de son histoire ultérieure, la question nécessitant donc d’être développée aux différents degrés d’articulation hébraïque, romain, catholique, et finalement luthérien, où derechef cet acte central du culte subit une évolution décisive.

 

Du pontifex maximus de l’ancien collège sacerdotal, d’où surgit le droit comme une technologie inédite du lien social dans les mondes anciens, au souverain pontificat de l’évêque de Rome, de passionnants dossiers s’offrent au regard du romaniste et de l’historien et l'historienne du droit, touchant non seulement à l’influence réciproque de la lex christiana et de la lex Romana sur les institutions du droit privé ou du droit pénal, qui gagneraient à être actualisées, ou à l’avènement du droit canonique, droit sui generis monté à partir du droit romain, mais aussi à des questions plus cruciales sur la « mise en forme abstraite » des sociétés : personnalité ? universalité ? laïcité ? liberté, notamment religieuse ? « autonomie de la volonté » ? responsabilité « pour tout fait quelconque de l’homme » ? rapport à la tradition ? rapport à la raison et à la vérité ? droit naturel ? etc.

 

Selon la coutume, le thème est indicatif et les participants et participantes sont libres de proposer une conférence sur le sujet de leur choix.

 

 

Comité directeur

 

Paul DU PLESSIS (Université d'Edimbourg)

Patricio CARVAJAL (Pontifica Universidad Catolica de Chile)

Annette RUELLE (Université Saint-Louis - Bruxelles)

 

 

Documents

 

Première circulaire

Deuxième circulaire

Livret de présentation de la société

 

 

 

*Denier de César, 49 av. J.-C. : Les instruments pontificaux RRC 443/1 [revers]

© gallica.bnf.fr

 

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