Université Saint-Louis - Bruxelles
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Service d'aumônerie catholique de l'Université Saint-Louis

 

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc 3,20).

 

Depuis avant la création du monde, selon la foi chrétienne, Dieu a rêvé de tisser des liens d’alliance avec chacun(e) des humains. Comment faire, quand on est Dieu, sans faire fuir l’humain ? … En frappant à la porte, en souhaitant qu’on L’entende, qu’on Lui ouvre pour écouter sa parole et partager la table avec Lui.

 

 

Aujourd’hui, des membres du personnel et des étudiants de l’Université Saint-Louis - Bruxelles ont souhaité qu’un nouvel élan soit donné au service de l’aumônerie catholique pour rapprocher le désir de Dieu - verbe, parole, sens - et le désir spirituel qui travaille les jeunes notamment.

 

Avec l’aide d’une équipe, l’animation de ce service a été confiée à José Reding, théologien du diocèse de Namur (0478 38 35 02).

La célébration d’une messe tous les 15 jours à 12h45, en dehors de la période des examens, réunit celles et ceux qui le désirent pour écouter le Verbe et « souper » avec Lui dans la Chapelle de l'Université, 1er étage, 43 Bld du Jardin botanique, 1000 Bruxelles

Trois temps forts sont privilégiés à l’occasion de Noël, de Pâques et de la messe dite du Saint-Esprit à la rentrée académique.

 

La messe du Saint-Esprit qui marque la rentrée académique et qui a toujours lieu dans la Cathédrale Saints Michel et Gudule aura lieu le vendredi 11 septembre 2020 à 9h15.

 

Voeux de Pâques

 

La messe de Pâques prévue le 21 avril a été malheureusement annulée suite à la pandémie de Coronavirus.

 

 

Notre aumônier José Reding nous transmet néanmoins ses voeux d'après Pâques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Homélie de la messe anticipée de Noël du 4 décembre 2019

prononcée par l’abbé José REDING sur le thème du Prologue de l’Evangile selon Saint Jean

en la chapelle de l’Université Saint-Louis - Bruxelles

 

Le baptême par Jean Baptiste fut le commencement de la vie « publique » de Jésus. Jean Baptiste fut considéré par Jésus, selon l’évangéliste Jean, comme le plus grand prophète du premier Testament. La vie lumineuse de Jésus se grava, de façon indélébile, dans l’esprit des disciples après sa Passion, mort et résurrection.

 

(...suite)

 

 

La prière qui suit est de la main d'Etty Hillesum, une jeune intellectuelle juive néerlandaise qui décida de s’engager au service des internés, dans le camp de « transit » de Westerbork quand eurent lieu les premières rafles de Juifs par les nazis aux Pays-Bas. Elle est décédée après sa déportation en 1943 à Auschwitz. Elle rédigea cette prière après une nuit pendant laquelle elle entendit retentir les souffrances d’un prisonnier aux prises avec la torture.

 

Comme le souligne le jésuite Paul Lebeau dans un ouvrage consacré à l’itinéraire spirituel d’Etty Hillesum, ses réflexions, ses récits et ses prières expriment « une expérience spirituelle absolument unique, aux confins de l’agnosticisme, du judaïsme et du christianisme ». Ils révèlent « à la fois la nécessité et la difficulté de penser ’Dieu après Auschwitz' » (P. LEBEAU, Etty Hillesum. Un itinéraire spirituel Amsterdam 1942 - Auschwitz 1943, Paris, Albin Michel, 2001, quatrième de couverture).

 

Cette prière nous semble particulièrement appropriée en cette période de pandémie où l’énigme du mal est plus douloureuse encore que d'ordinaire. Notre aumônier l’avait déjà proposée lors de la première rencontre du groupe porteur de la création d’un nouveau service d’aumônerie catholique à Saint-Louis au seuil de l’année académique 2020-2021. Il l’avait présentée comme un modèle de prière pour notre temps où Dieu ne s’impose plus comme une évidence.

 

« Ce sont des temps d’effroi, mon Dieu. Cette nuit, pour la première fois, je suis restée éveillée dans le noir, les yeux brûlants, des images de souffrance humaine défilant sans arrêt, devant moi. Je vais te promettre une chose mon Dieu, oh, une broutille : je me garderai des angoisses que m’inspire l’avenir : mais cela demande un certain entraînement. Pour l’instant, à chaque jour suffit sa peine. Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi… Ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t’aider—et ce faisant nous nous aidons nous-mêmes. Je te resterai fidèle et ne te chasserai pas de mon enclos… je ne t’offre pas seulement mes larmes et mes tristes pressentiments… je t’apporte même le jasmin, odorant cueilli sous la pluie. »(1)

 

Cité dans Karinna Berger, Les attentives. Un dialogue avec Etty Hillesum, Paris, Albin Michel, p.147.

 

Après

 

Et tout s’est arrêté…

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

 

(...suite)

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