Université Saint-Louis - Bruxelles
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Valentin Borremans | Parcours d'Anciens |

 

Entre Valentin Borremans et Saint-Louis, c’est une longue et belle histoire. Au point où il nous écrit avec humour qu’il souffre peut-être du syndrôme « Tanguy » vis-à-vis de notre institution.

 

Il a d’abord entrepris et réussi un bac en sciences politiques. Il a ensuite opté pour le master 120 en études européennes (coorganisé avec l’UCL). Master durant lequel il a quand même réussi à s’éloigner un peu, le temps d’un semestre pour suivre un Erasmus à l’Université de Florence. A son retour, il a terminé son parcours en nos murs par le master de spécialisation en droits de l’homme. Ajoutons que Valentin est bien connu du service Com puisqu’il y a travaillé très souvent en tant qu’étudiant jobiste.  

 

Il nous a donc semblé être un candidat intéressant pour la rubrique "parcours d’anciens", rubrique qui lui donne également l’occasion de parler de l’association Zvannieki Belgium.

 

Qu’as-tu retenu de tes études à Saint-Louis ?

 

Sur le plan académique, l’excellence des enseignants et la qualité des séminaires. Et pour la vie étudiante, l’organisation des différents festivals et autres concerts, les activités diverses et variées à savoir tant les conférences que des évènements plus humoristiques, comme la venue du jeu des dicos notamment.

 

Si tu devais recommander Saint-Louis à de futurs étudiants, sur quoi mettrais-tu l’accent ?

 

Je vais sans doute répéter ce que beaucoup ont déjà dit, c’est-à-dire l’environnement familial, la taille de l’université, la disponibilité des profs et des assistants. Ce n’est pas un lavage de cerveaux ou le fruit d’un matraquage de slogan (Saint-Louis, une université à taille humaine, au cœur de Bruxelles, et cetera) mais simplement une constatation ; les professeurs sont réellement disponibles, ils prennent le temps.

 

Si tu devais décrire Saint-Louis en un slogan, lequel choisirais-tu ?

 

Je ne suis pas publiciste mais il faudrait un slogan qui inclurait « bien-être », « calme », « rigueur », « niveau ».

 

Tu es impliqué dans l’association Zvannieki.

Comment l’as-tu connue ? Pourquoi t’y impliquer ?

Quel est ton rôle en Belgique pour cette association ?

 

J’ai connu Zvannieki par le biais d’un ami qui est parti en camp pionniers un été. En rentrant, il voulait continuer à aider l’association, mais de Belgique. Il m’a proposé de le rejoindre. J’ai accepté, et j’ai été sur place deux-trois mois après, ce qui a achevé de me convaincre. J’ai décidé de m’impliquer en tant que bénévole parce que ce projet en vaut la peine. Le travail effectué auprès de ces enfants est réellement unique.

 

Zvannieki est une fondation privée, ils reçoivent de l’argent de mécènes en Lettonie mais aussi d’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis (et sans doute d’autres pays) où des communautés lettonnes vivent et ont gardé un lien très fort avec leur pays (j’invite tout le monde à se documenter sur l’émigration balte du XXe siècle, c’est extrêmement intéressant). Zvannieki Belgium soutient l’orphelinat alternatif Zvannieki, au nord de Riga. Nous sommes comme une antenne belge pour la maison lettonne.

 

En Belgique, j’organise avec un ami des récoltes variées et des levées de fonds. Par exemple, pour Noël et Pâques, ce sont jouets et vêtements (neufs ou quasi neufs, on passe des heures à trier). On a eu la chance l’année passée de pouvoir récolter des pommes dans le verger d’une amie de l’association et de vendre le jus. Et puis, on rassemble une équipe chaque année pour les 20km de Bruxelles, nos coureurs se font parrainer par leurs amis. Nous sommes aussi devenus le « point de référence » de Zvannieki en Belgique pour les groupes de pionniers, scouts qui désirent partir en projet en été. On fournit les renseignements, on rencontre les parents pour les éventuelles questions, on fait le lien avec les Lettons.

 

Et puis on essaie de partir deux fois par an là-bas. Surtout à Noël et Nouvel An, on peut donner de son temps sur place aussi ; emmener les enfants à la mer, à la piscine, jouer au hockey sur glace sur le lac gelé, ou encore aider les adultes pour le bois, les animaux, les courses, les travaux.

 

Nous invitons toute personne voulant nous aider à nous contacter (via notre site internet ou par email). Que ce soit sur le long terme, ou pour une action ponctuelle ou même courir avec nous pour les 20km ! Nous serons plus qu’heureux de vous exposer plus longuement le projet et de discuter avec vous !

 

Ta formation te sert-elle à nourrir ce projet ?

 

Je pense que oui. La réflexion qu’on a pu avoir par rapport à l’humanitaire, aux mécanismes d’aide à l’étranger m’a donné assez d’auto-critique sur ce que nous pouvons faire, et comment le faire. Par exemple, lorsque nous travaillons sur une action ponctuelle caritative en Belgique (comme dernièrement les 20km de Bruxelles), notre but est d’abord de contacter Zvannieki en Lettonie afin de savoir quels sont leurs besoins les plus urgents (en l’occurrence des machines à laver ici). Nous ne décidons jamais en Belgique de la destination finale de l’argent récolté. Nous ne vivons pas là-bas, nous ne connaissons pas la vie quotidienne, nous n’avons donc pas à imposer nos idées.

 

Quel message as-tu à passer à de jeunes anciens ou jeunes diplômés qui aimeraient s’investir dans un projet humanitaire ?

 

N’hésitez pas ! Foncez ! Sans tomber dans un quelconque lyrisme, nous vivons dans une période d’incertitudes et n’importe quelle initiative ou action est bonne à prendre. Par ailleurs, je pense que si l’on veut s’investir dans une société plus humaine, il y a mille et une façons de le faire, et pas seulement l’humanitaire (investir de son temps dans des initiatives locales telles que BEES-Coop, des ONG d’aide présentes en Belgique, le soutien à la presse via des journaux comme Médor, 24h01, Wilfried Magazine et cetera).

 

 

Propos recueillis par MAB

Link@lumni n°17 - Été 2017

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