Université Saint-Louis - Bruxelles
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Chloé Sengier | Parcours d'anciens |

 

Nous avons reçu des nouvelles de Chloé Sengier un peu par hasard via la presse. Aujourd’hui à la tête de son entreprise de fabrication de donuts « maison » à Bruxelles, cette ancienne étudiante en communication, férue de voyages, de com’ et de bonne cuisine, a accepté de répondre à quelques questions. Vous aussi, vous avez l’eau à la bouche de découvrir ce parcours ? Un seul mot : enjoy !

 

Quelles études avez-vous faites ?

J’ai fait un bachelier en information et communication (bilingue français/anglais) à Saint-Louis (promotion 2012) puis je suis partie en Australie pendant trois ans. J’y ai suivi un programme de master en « Integrated Marketing Communication » à la « University of Technology of Sydney ».

 

Pourquoi avoir choisi Saint-Louis  pour votre bachelier ? Qu’y avez-vous appris ?

Je revenais tout juste d’un an d’un programme d’échange avec le WEP en immersion totale en Californie, et j’avais vraiment envie de continuer à étudier en anglais. J’ai choisi Saint-Louis, car à l’époque c’était la seule université qui proposait un programme bilingue et trilingue.

 

J’y ai appris la discipline. Celle de savoir bien s’organiser. Pour pouvoir bien assimiler une matière, il faut aller en cours, écouter, prendre des notes, faire une synthèse de notre cours, la lire et puis l’étudier. Je n’avais jamais vraiment eu de méthode de travail. A Saint-Louis j’ai vraiment dû me trouver celle qui fonctionnait le mieux pour moi. Car on n’a pas tous les mêmes techniques pour apprendre et il n’existe pas de formule miracle.

 

Saint-Louis m’a apporté une autre vision et une ouverture sur le monde par le côté pluridisciplinaire du programme. Le fait d’avoir suivi des cours d’économie ou de droit dans un programme de communication m’a aussi aidée à avoir une plus grande culture générale évidemment, et à pouvoir apprécier d’autres choses et discuter de plein de sujets.

 

Un master à l’étranger : qu’en avez-vous retenu ?

Mon master a été une révélation. Le système anglo-saxon est totalement différent et est vraiment axé sur la pratique. On nous jette directement dans le vif du sujet, avec des projets pour des gros clients. Même si on n’a jamais fait une stratégie marketing, on nous demande d’en pondre une en un mois à présenter devant un client. Donc on apprend vraiment seul, on lit des tonnes de livres. C’est vraiment un travail constant, tous les jours. Ça demande beaucoup de travail, mais c’est génial.

 

Quels étaient vos rêves ou aspirations en commençant les études que vous avez choisies ? Avez-vous toujours su que vous lanceriez un jour votre propre entreprise ?

Je suis quelqu’un qui aime prendre le temps avant d’entamer des études. Déjà pour mon bachelier, j’ai mis deux ans avant de choisir. Pour mon master, cela m’a également pris deux ans. A chaque fois une année de travail, une année de voyage. Cela m’a permis de mieux savoir ce que je voulais faire. Il ne faut pas se mettre la pression, ni accepter qu’on nous mette la pression. A chacun son rythme.

 

Je dois avouer que si j’ai choisi communication c’est quand même parce qu’à mes yeux, ça restait un programme pas trop précis et qui amène à différents types de métiers. Je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire, tout ce que je savais c’est que je voulais créer des nouveaux concepts en utilisant ce qui me passionne le plus, la communicaton, le marketing, les réseaux sociaux et la pub. Une sorte de communication 360 degrés, que je pourrais mettre en action dans mon propre projet.

 

Avez-vous rencontré des difficultés dans votre parcours d’étudiante ? Quelles leçons en tirer ?

Je me suis parfois sentie ‘perdue’ dans une matière, je ne comprenais rien car cela ne me parlait pas et j’avais l’impression d’être la seule. Il ne faut juste pas se mettre la pression et bien se dire qu’on n'est pas le seul. Il faut aller vers les autres et poser des questions.

 

Il n’y a rien à faire, il y aura des cours qu’on va détester et d’autres qu’on va adorer. Aussi, il ne faut pas se comparer aux autres. J’étais loin d’être une étudiante exemplaire si je devais me comparer à mes amies de l’université. J’étais celle qui demandait les notes de cours, toujours en retard parce que j’avais un job à temps plein à côté et d’autres priorités que d’être assidue à l’université (comme payer seule mes études, mon loyer et mes frais quotidiens). Pourtant, quand venait la période d’examens, je savais me mettre en ordre, faire mes résumés, et m’organiser pour réussir. Oui j’ai eu des échecs, et oui j’ai eu des petites deuxièmes sessions mais il est important que les étudiants actuels comprennent que la réussite ne tient pas à qui réussira en première session ou non. La réussite, c’est un état d’esprit, on la veut ou pas. Ce qui importe c’est ce qu’on fera de cette connaissance acquise pendant nos études dans le futur. On est tous différents et l’échec ne doit que nous motiver, et non l’inverse.

 

Vous êtes aujourd'hui à la tête de votre propre entreprise, sur le marché pas encore très répandu en Belgique du vrai donut. Comment en êtes-vous arrivée là après vos études ?

J’ai toujours travaillé dans l’horeca (depuis mes 15 ans). Je travaillais au Pain Quotidien avant de commencer mes études. Puis, pendant mes études à Saint-Louis, je travaillais à temps plein au Café de la Presse où j’avais un poste de Manager. Quand j’ai fini mon bac à Saint-Louis, j’ai économisé et je suis partie en Working Holiday Visa en Australie. Je m’y suis installée, à Sydney précisément, et j’ai travaillé également dans l’horeca, en parallèle avec les stages professionnels.

 

J’ai effectué un stage  de six mois chez We Are Social, une boite de Social Media, puis j’ai travaillé chez My French Life, magazine en ligne en anglais pour les personnes ayant une passion pour la culture francophone. Expériences suivantes : un stage de relations publiques chez AVIISO à Sydney et un stage chez Havas Media à Sydney. C’est là que j’ai vraiment découvert la stratégie marketing, media, etc… J’ai eu la chance de travailler pour des gros clients (Emirates, Dubai,...) et d’avoir beaucoup de responsabilités.

 

Quand je suis rentrée en Belgique après trois ans en Australie, je n’avais pas envie de re-bosser en agence et j‘avais envie d’ouvrir quelque chose qui fait un peu ‘bouger’ et redynamise Bruxelles. En Australie et ailleurs, j’ai pu découvrir tellement de concepts sympas que j’avais vraiment envie de lancer un « concept d’ailleurs » mais à Bruxelles.

 

Je suis donc désormais la fondatrice de C O C O Donuts, une affaire que nous faisons tourner avec mon amie Candice Tielemans. Nous avons lancé cela en décembre 2015, à mon retour d’Australie. Nous avons toutes les deux des antécédents dans l’horeca et nous avons toutes les deux étudié le marketing/pub.

 

Nous avons lancé notre marque de donuts maison pour laquelle on utilise un maximum de produits bio et/ou locaux. Nous voulions vraiment nous amuser avec un nouveau concept, et comme la tendance est au donuts en Australie, nous avons trouvé que c'était chouette de l’importer en Belgique.

 

Nous faisons tout de A à Z : nous faisons nous-mêmes nos donuts dès 4h du matin (la pâte, le glaçage), puis nous les vendons au magasin toute la journée. Le soir est réservé à l’administratif, la communication, le marketing et la compta. Nous avons créé un job qui nous plait car nous ne trouvions pas nécessairement celui dont nous rêvions en Belgique.

 

Quelles qualités acquises au cours de vos études à Saint-Louis vous servent dans votre vie professionnelle actuelle ?

Saint-Louis m’a vraiment apporté une culture générale, un bagage d’informations dans différents domaines. Chaque jour, cela m’aide évidemment.

 

Avec leur idée originale, leurs produits aux goûts originaux et aux couleurs vives, Chloé et son associée risquent bien de rendre Bruxelles complètement « nuts » de donuts ! Bonne continuation Chloé !

 

Sur la photo : Candice à gauche et Chloé à droite

 

Propos recueillis par EF

 

Link@lumni n°12 - Printemps 2016

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