Université Saint-Louis - Bruxelles
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Julien Vandeleene | Parcours d'anciens |

 

A 25 ans, Julien Vandeleene, ancien en sciences économiques, fondait BePark, une société de gestion de parking innovante et en pleine expansion. Un peu plus de quatre ans plus tard, avec (déjà) un beau parcours d'entreprenariat derrière lui, il prône l'importance du réseau et de l'apprentissage des langues, ainsi que la volonté d'apprendre encore et toujours plus. Nous, on lui dit bravo et on en fait une belle interview pour ce numéro de janvier.

 

Quelles études avez-vous faites ?

J'ai toujours voulu lancer ma boîte. Les études qui s'y prêtaient le mieux étaient à mon sens des études en sciences économiques, non seulement pour le côté pluridisciplinaire de ces études, mais également pour l'aspect managérial. J'ai commencé mes études à Saint-Louis en 2004 et ai terminé mon master à l'UCL en 2009.

 

Pourquoi avoir choisi Saint-Louis ?

D'une part, pour la localisation et la taille humaine de Saint-Louis. Je souhaitais faire mes études à Bruxelles et j'avais cette impression qu'à Saint-Louis, les étudiants n'étaient pas des numéros. Les relations avec le corps professoral me semblaient plus personnalisées qu'ailleurs.

 

D'autre part, la pédagogie, les cours, les possibilités d'échange et de stages en troisième année de baccalauréat ont également pesé dans la balance lorsque j'ai fait mon choix.

 

Enfin, je savais dès ma première année que je voulais suivre la passerelle vers le master en CPME (création petites et moyennes entreprises) à l'UCL, et l'idée de passer par deux institutions différentes était pour moi une plus-value.

 

Qu’avez-vous retenu de vos études à Saint-Louis ?

Je trouvais que la formation était bonne en termes de transition entre la fin des études secondaires et le début d'une vie universitaire et professionnelle. Saint-Louis offrait un large éventail de cours où l'on pouvait toucher à tout, avec des passerelles intéressantes entre les programmes. Je garde également de très bons souvenirs des travaux de groupes et de la relation avec les assistants, très accessibles et disponibles.

 

Pour l'anecdote, je me souviens aussi des tests de math au cours de Monsieur Lavendhomme tous les lundis matin. Contrôles qui nous terrorisaient, après nos weekends festifs d'étudiants.

 

Si vous deviez recommander Saint-Louis à de futurs étudiants, sur quoi mettriez-vous l’accent ?

Si je devais résumer, je dirais que Saint-Louis est une université à taille humaine au centre de l'Europe, reconnue, tant pour son ouverture à l'international que pour son corps professoral. Et là je pense notamment à Xavier Wauthy, Etienne Loute ou Dominique Deprins, dont on entend parler plus largement.

 

Depuis un peu plus de quatre ans, vous êtes à la tête de BePark, une société de gestion de parking innovante et en pleine expansion. Quel cheminement personnel et professionnel avez-vous fait pour en arriver à créer votre société ?

Pendant mes études, je savais que je voulais lancer ma société. J'avais plein d'idées, mais toujours en rapport avec internet et l'économie de partage.

 

Jusqu'en 2009, dans le cadre de mon bac et de mon master en CPME, j'ai eu l'occasion de suivre beaucoup de cours en entreprenariat. Un Erasmus au Canada m'a également permis d'évoluer dans ce domaine. Pendant ces quelques années, j'ai été "drillé" sur la détection d'opportunités et sur la création de business plans.

 

Pendant mon séjour au Canada, j'ai fait un city trip à Boston où j'ai pu découvrir le principe de la rentabilisation de places de parking de particuliers à particuliers. De ce city trip est née l'idée d'adapter cette initiative, d'une part au marché belge, et d'autre part en imaginant plutôt une rentabilisation des places de parkings de sociétés à particuliers. Avec une spécificité : si l'on parle de parkings de sociétés à particuliers, il fallait une technologie uniformisée pour faire ouvrir toutes les barrières. Une série de rencontres avec des entrepreneurs, notamment avec Grégoire de Streel, ancien de Saint-Louis également, devenu plus tard mon coach dans le cadre du "Réseau Entreprendre" et aujourd'hui actionnaire de BePark, m'ont permis de faire croître l'idée. En 2009, je ne voulais cependant pas lancer cela sans avoir vécu une expérience professionnelle au préalable au sein d'une PME. J'ai donc travaillé, en tant qu'indépendant, au lancement et au développement de l'entreprise Coverseal, une entreprise de couvertures pour piscines, en Belgique et en France (avec l'AWEX). En parallèle, j'investissais dans mon projet de parking partagé, qui a ainsi pu voir le jour en septembre 2011, après avoir reçu un prix lors du Concours "Enterprise".

 

BePark compte actuellement quatre actionnaires particuliers, dont deux anciens de Saint-Louis, Grégoire de Streel cité plus haut et Roland Vaxelaire, ancien administrateur délégué du groupe Carrefour, ainsi qu'un industriel. C'est notamment grâce à leurs conseils et à l'énergie de ceux qui m'ont rejoint dans l'aventure que BePark en est là aujourd'hui.

 

Quelles qualités acquises au cours des études vous servent aujourd'hui en tant qu'entrepreneur ?

Je dirais l'esprit analytique : on a eu beaucoup de cours de math, de statistiques, de théorie des jeux. Savoir jongler avec des chiffres et pouvoir les analyser est très utile dans la vie que je mène professionnellement. Les aspects plus littéraires, comme la communication et le marketing, m'ont beaucoup intéressé à l'époque, mais c'est surtout la pédagogie utilisée pour ces cours qui m'a appris à m'auto-former et à pouvoir mettre en adéquation la théorie et la pratique. Les travaux de groupe permettent également d'aborder le travail en équipe, primordial dans la vie professionnelle plus tard. Je regrette personnellement ma lacune en langues à cette période, mais Saint-Louis a une bonne carte de visite de ce côté-là. Quand on est étudiant, on n'est pas toujours conscient de l'importance des langues, et du néerlandais notamment dans notre pays. Or si on ne pratique pas cette langue, on se coupe littéralement d'une moitié de pays.

 

Que diriez-vous aux étudiants de master, anciens de Saint-Louis, qui, à la parution de ce numéro, auront tout juste terminé leurs examens ?

A refaire, il est clair que j'aborderais les études différemment. Aujourd'hui, je m'auto-forme en permanence. Je crois qu'en tant qu'étudiant, on ne se rend pas toujours compte de la qualité des intervenants et de la formation en Belgique. Il faudrait pouvoir sensibiliser les étudiants à cette chance que l'on a en Belgique de pouvoir disposer d'un tel enseignement. Ailleurs, les étudiants doivent travailler pour payer leurs études, ou doivent passer des concours. Cela aide à se conscientiser et à étudier autrement.  

 

J'ajouterais également que le réseau est très important. Dans le milieu professionnel, avoir des points d'attache et de ralliement est essentiel.

 

Eh bien, cher Julien, dans cette optique de "networking", nous vous attendons, vous et tous nos alumni, lors de la prochaine activité des anciens, qui aura lieu le vendredi 29 avril 2016. Une occasion de retrouver quelques camarades et professeurs, et de déguster des vins et fromages d'exception en échangeant sur le (bon) vieux temps.

 

Propos recueillis par EF

 

Link@lumni n°11 - Hiver 2016

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