Université Saint-Louis - Bruxelles
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Portrait de Matthieu Sergier,

professeur en langue et littérature néerlandaises

 

Des parents flamands, les dix-huit premières années de sa vie passées à Comines-Warneton (cette petite commune à facilités wallonne prise en sandwich entre la France et la Flandre occidentale), des études primaires en néerlandais, et des secondaires en français… Toujours animé par les langues française et néerlandaise, Matthieu Sergier n’aurait-il pas été quelque peu prédestiné à ce parcours professionnel ?

 

Enfant, il a grandi avec Tintin et dévorait la collection complète chaque année pendant les vacances d’été. Puis ce fut au tour des romans de Jules Verne. Plus tard, l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft... Une folie livresque qui ne s’est jamais arrêtée.

 

Lorsque Matthieu a quitté le domicile familial à 18 ans pour aller étudier à Louvain-la-Neuve (« la première fois, j’avais presque l’impression de m’enfoncer dans les Ardennes »), et y entamer ses études de langues et littératures germaniques, son idée première était de devenir professeur de langues. Ce n’est que bien plus tard qu’il s’est découvert la passion pour l’analyse de textes, lors d’un cours approfondi de poésie en première licence.

 

Une vocation que notre chercheur n'a pas suivie tout de suite en sortant de l'université. Un « détour » de quelques années dans deux sociétés internationales basées à Bruxelles lui a permis, malgré le côté enrichissant d'une expérience dans le secteur privé, de constater qu'il cherchait un contexte professionnel fondé sur des valeurs plus humaines. La vie est bien faite ! C'est au moment de ce constat qu'un professeur de littérature néerlandaise de l'UCL lui propose un contrat d'assistant. Oui, ja, yes !

 

C'est en 2004 que Matthieu commence sa thèse, consacrant ainsi les cinq années suivantes à tenter de développer, sur base des romans de l’auteur néerlandais Frans Kellendonk, une éthique de la lecture, ou plutôt « une méthode pour lire une oeuvre littéraire selon la lecture appropriée dont se revendiqueraient le texte et sa diégèse ».

 

Son doctorat en poche, il entame un projet post-doctoral au FNRS sur un tout autre sujet : l'analyse du portrait que l'écrivain donne de lui par le biais de son journal personnel. A quel point un journal peut-il être lu comme une stratégie de la part de l'écrivain visant à influencer son parcours dans le champ littéraire ?

 

Pour investiguer ce sujet, Matthieu est allé notamment passer trois mois à la « Oklahoma State University » aux Etats-Unis. Une expérience riche et passionnante, tant dans ses recherches, que dans la vie sur place et la relation d’amitié qu’il a développée avec ses hôtes, tous deux professeurs de littérature également. Cette expérience inoubliable fut suivie d’une autre expérience, tout aussi inoubliable : celle de la paternité ! Matthieu allait en effet devenir papa de jumeaux quelques semaines plus tard. Revenu plus sportif que jamais de son séjour, il a ainsi pu mettre à profit sa condition pour la course-relais qu’ils allaient entamer, son épouse et lui, les quelques mois (années ?) qui suivirent. Quatre ans plus tard, Matthieu profite pleinement des joies de la gémellité et s’épanouit dans son rôle de père. 

 

La flexibilité de son poste de professeur à Saint-Louis joue un rôle important dans cet épanouissement personnel. La liberté totale (enfin, presque) dont il jouit dans ses projets de recherche, ainsi que la relation privilégiée que peut avoir le professeur avec ses étudiants sont deux autres raisons de ce bonheur professionnel.

 

Son prochain projet ? L’analyse des textes multilingues contemporains, et le phénomène d'identité culturelle qui en découle. Un thème encore peu abordé dans nos contrées et qui mérite réflexion, surtout dans un pays tel que le nôtre. Matthieu, à toi de jouer !

 

A la question « que cherchez-vous sans jamais le trouver », Matthieu répond : « ce petit truc, cet équilibre singulier entre la forme et le contenu, cette alchimie du style, tous ces éléments qui font qu'après des milliers d'années de productions esthétiques, certaines oeuvres, récentes ou non, sont toujours en mesure de nous émerveiller et de nous émouvoir ». A méditer !

 

Plus d'infos? Matthieu Sergier en quelques dates.


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