Université Saint-Louis - Bruxelles
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Alexandre Herinckx | Parcours d'Anciens |

 

C’est lors de l’activité des anciens le vendredi 28 mars dernier à Coudenberg qu’Alexandre Herinckx a bien voulu se prêter au jeu de l’interview et ainsi nous faire part de son parcours, de ses choix et de sa vision de la vie. Portrait à lire… sans modération !

 

Pourquoi avoir choisi le droit et pourquoi l’étudier dans un premier temps à Saint-Louis ?

Après avoir été au pensionnat pendant 4 ans, en tant que Bruxellois, c’est tout naturellement que je me suis orienté vers Saint-Louis pour y commencer le droit avec en vue une carrière dans la police criminelle, en bon fan de Columbo, ou la magistrature (ce qui aurait plu à mon père). De surcroît, un ami plus âgé m’avait raconté que les filles y étaient à la fois très intelligentes et jolies. A 18 ans, en sortant de pension, c’est un argument béton ! La philosophie, un insondable marécage pour mon esprit cartésien, et ce nouvel environnement très différent (le CAU, les sorties, les soirées, les baptêmes, bref Disneyland) m’ont poussé à approfondir ma première candidature. Une fois ce premier choc passé et après avoir rencontré à Saint-Louis l’élue de mon cœur, et épouse depuis maintenant 32 ans (mon ami avait raison !), j’ai mieux équilibré mon agenda et la suite du parcours s’est déroulée sans seconde session mais sans grade non plus... bref l’étudiant moyen qui sans regret a profité de toutes les facettes de la vie d’étudiant.

 

Où avez-vous poursuivi vos études ?

A Louvain-la-Neuve, encore en chantier, j’ai découvert un autre univers : la vie en kot.

Les concours de whist, les 24 heures vélo (première édition),  Radio Louvain-la-Neuve, des activités dans lesquelles je me suis fort impliqué. J’ai aussi profité pleinement des magnifiques installations sportives dont Saint-Louis disposait alors à côté de Walibi.

Trois années magnifiques et insouciantes durant lesquelles j'ai également découvert la gestion d’un budget d’étudiant. Cela a entrainé une réflexion vers une carrière aux perspectives plus rémunératrices et une orientation revue vers le droit commercial.

 

Des études complémentaires ?

Une année de spécialisation en « Bedrijfsrecht » à la VUB pour compléter le diplôme et aussi bien sûr forcer l’apprentissage du néerlandais et de l’anglais, puis ensuite un service militaire dans une unité néerlandophone et j'étais prêt à aborder le monde du travail.

 

Qu’avez-vous retenu de vos études ?

Chacun sait que dans un monde qui va de plus en plus vite et qui est chaque jour plus complexe, le savoir est une vérité très relative et à remettre en cause chaque jour.

Par contre, j’ai constaté tout au long de ma carrière professionnelle, ou même dans les contacts de la vie privée, que le fait d’avoir eu l’opportunité de suivre un parcours universitaire offre un grand avantage. Il permet d’aborder une situation ou un problème avec plus de recul ; un certain sens de l’analyse, de la synthèse, de la méthode, bref, une vue plus « hélicoptère » et plus relative. J’estime que cet apport est considérable car il diminue le stress, amoindrit le risque de mauvais choix et permet une réflexion plus argumentée et objective. Bref, cela contribue fondamentalement au confort de vie.

 

Et sur le plan extra-académique ?

Bien évidemment, comme évoqué plus haut, j’ai rencontré à Saint-Louis celle qui partage ma vie et est la mère de nos trois enfants. Elle m’a apporté et m’apporte encore chaque jour ma dose de bonheur et de fierté de l’avoir rencontrée. Rien que cela valait déjà le voyage vers Saint-Louis. Nous n’avons jamais été tentés vers un repli sur nous. Au contraire, nous avons  rencontré au cours de nos études beaucoup de monde et encore aujourd’hui mon épouse et moi-même avons gardé un tissu dense de relations avec de nombreux anciens qui ont chacun suivi leur destin dans de multiples directions. Cela offre un réseau très riche et diversifié et certains sont devenus "des amis-amies de trente ans".

 

Si vous deviez recommander Saint-Louis à de futurs étudiants sur quoi mettriez-vous l’accent ?

Il se trouve que je garde encore un coin de l’œil tourné vers Saint-Louis.

Mon fils ainé y a fait son bac « Ingénieur de gestion » et y a rencontré son épouse qui faisait les mêmes études (l’argument  béton est toujours bien d’actualité 20 ans plus tard).  L’amie de mon fils cadet y a terminé récemment son bac de droit (les filles y sont décidément toujours aussi jolies et intelligentes). Enfin Saint-Louis est actuellement dirigé... par un ami de trente ans. De par sa taille et sa situation au cœur de Bruxelles, Saint-Louis est une étape idéale entre la classe de 25 élèves et la "Big Université". De plus Saint-Louis offre aujourd’hui un choix extraordinaire de formations de qualité, sans aucun doute plus diversifié et plus flexible que dans le passé. Il est aussi possible d’y intégrer un volet linguistique avec des bacs bilingues ou trilingues. Enfin, Saint-Louis est aussi ouvert vers l’international, que ce soit dans une formule Erasmus ou autre. Je ne peux que recommander à tous de profiter de toute opportunité pour aller se frotter à une expérience à l’étranger.

 

Si vous deviez décrire Saint-Louis en un slogan ?

Saint-Louis, une exceptionnelle passerelle vers la vie d’adulte...

 

Votre parcours professionnel en quelques mots ?

Juriste commercial ou plutôt commerçant juriste, j’ai travaillé pendant 15 années pour une "grosse boîte". D’abord Petrofina et ensuite, pendant 13 ans, Stella Artois devenu depuis, par fusions et acquisitions  successives, premier brasseur mondial sous le nom de Ab-Inbev. Cette grosse boîte à outils vous apprend à découvrir une multitude de meubles à monter. Le plus souvent ils portent des noms anglais : Business plan, Core Business, Business Unit, Action Plan, Management by objectives, Cost-cutting, EBITDA, Team Building, Job description, Guide Lines... Une formidable expérience très variée ! Au fur et à mesure que je grimpais les échelons et que l’entreprise grandissait, j’ai dû constater que la notion de client était dépassée par celle de consommateur. Une révolution copernicienne qui, petit à petit, transforme fondamentalement la relation fournisseur – client par une approche marketing directement axée sur le consommateur. On ne vend plus un produit. On le fait acheter. Le ciel se couvre pour un commerçant spécialisé dans les relations contractuelles et le soleil devient radieux pour les ingénieurs commerciaux spécialisés en marketing. Chargé, en tant que directeur des ventes, de liquider les derniers points de vente Horeca appartenant à la brasserie, je me suis dit qu’il était sans doute temps de passer à une étape suivante et j’ai pu par un «Management Buy-Out » racheter avec un associé en 1999 le  « Roy D’Espagne » sur la Grand’Place de Bruxelles.  Et 15 ans plus tard, j’y suis toujours. Je me suis efforcé d’y appliquer les meilleures idées et enseignements que j’avais pu retirer de mon expérience de grosse société. Etre son propre patron est aussi une expérience très enrichissante et partager avec un associé aux caractéristiques complémentaires et différentes de nouveaux défis est passionnant. Il va bientôt falloir penser au troisième chapitre, mais il y a encore du temps pour vous accueillir sur la plus belle place du monde pour y boire une bière bien servie, manger un plat typiquement bruxellois ou même venir assister au second étage, sur écran géant, à un match de nos diables rouges pendant la coupe du monde.

Au plaisir de vous voir !

 

Link@lumni n°5 - Été 2014

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